samedi 15 août 2020

Revue du Mois d'août


L’illustration de la page 1 du mois d’août nous renvoie au passé des années 1950. Jenny BLANCH nous y présente la distribution de l’eau potable à la plage, où la citerne d’un camion a remplacé la charrette et son tonneau des années 1930.
Les maillots de bains des estivants ont un style désuet qui nous émeut aujourd’hui.






















Que deviendrait le pêcheur sans ses filets ? Jean BOUCABEILLE possède sur le sujet une science incomparable.
En pages 2 et 3 il nous parle du temps passé : Celui où les filets étaient « montés à la main, maille par maille, à la            veillée au pied de la cheminée, ou dans  la rue devant la porte ». Après avoir reçu ses flotteurs en liège, ses cerceaux en châtaignier et les plombs, le filet était passé à la « RUSCA », teinture marron foncé d’écorce de pin broyée qui assurait sa conservation.


En page 4, Claire COURDIL retrace la difficile existence du pêcheur Gruissanais aux 16e et 17e siècles.
Si le fruit de la pêche permet seul à la famille de ne pas mourir de faim, pêcher c’est également s’exposer à bien des dangers : les naufrages dus aux caprices du vent et de la Méditerranée, les attaques des terribles « Turcs » à bord de leurs chebecs, les enlèvements d’hommes et de femmes destinés à l’esclavage, avec le pillage des barques et des filets.


Les pêcheurs Gruissanais ont connu, en ce temps-là, un sentiment d’impuissance face aux vicissitudes qui les assaillaient.

Résumé rédigé par Claire COURDIL, secrétaire adjointe de notre association

dimanche 19 juillet 2020

La Plage des Chalets



La plage 

Nous voici arrivés dans la période estivale marquée cette année 2020 par la pandémie.
Dans les années 1991, Léon MILHÉ, l'un des fondateurs de la revue, évoquait dans le numéro 28  l'histoire de la plage.

« Pendant l'été 1869, la première baraque est implantée sur la plage. Déjà plus d'un siècle ! Avec le temps choses et sentiments évoluent… Avons-nous oublié qu'en 1964 il était question du transfert des chalets !...
Dans sa longue marche, la plage des chalets prend un nouvel élan, trouve un autre souffle, se modernise et, à la belle saison, offre toujours à nos enfants un rivage peu profond et la joie de s'ébattre dans une immensité bien enviée. La plage étale 10 rangées de chalets avec 1020 propriétaires sur un vaste espace(1500 m sur 300 m) bordant un rivage de 1900 m. ...
Enfant, j'ai connu la charrette au bord de l'eau avec, entre ses bras, la « bourroune », une toile de bâche, en guise de tente et ma jeunesse fut attristée par l'occupation avec le spectacle des chalets détruits ou transportés sur les collines.
Dès 1947, avec les élus Gruissanais, c'est le problème des dommages de guerre avec la reconstruction des chalets puis le rayonnement de Gruissan Plage avec son dynamique Comité des Fêtes d'estivants.
En 1964, je me suis opposé - avec bien des ennuis - au projet grandiose d'une station avec 9 immeubles « pyramides-étoiles » qui exigeait le transfert des chalets, projet présenté dans Paris Match du 1er août  1964.
A la fin de mon mandat, mars 1965, l'avenir des chalets était bloqué par la délibération du 31 octobre 1964, imposée par la Mission Interministérielle.

Les Conseils Municipaux après 1965 ont le grand mérite d'avoir desserré l'étreinte et, réalisant le tout-à-l'égout , sauvent définitivement les chalets ».
Transcrit par Marie-France HURTADO



Compte-rendu de la
Réunion du Comité Directeur de Gruissan d’Autrefois
Vendredi 26 juin 2020 à 14 h 30 Maison du Patrimoine

Pour cette réunion de reprise, tous les membres du Comité Directeur étaient présents.
Le protocole sanitaire a été respecté : distanciation, masque et gel bactérien mis à disposition.

1. Le Bilan Financier présenté par le trésorier est positif et permettra de financer les actions 2020 de l’association.

2. Bilan des adhésions par la secrétaire
Le nombre des adhérents se monte à 470. 432 adhésions 2020 ont été payées. Il reste 28 non payées.

3. Distribution de la revue par les distributrices
Chaque distributrice  gère la distribution à sa façon pour les personnes n’ayant pas réglé.
Il a été décidé d’arrêter la distribution de la revue en juillet pour les adhérents qui ne se sont pas manifestés.

4. Revue
Présentation des revues de Juillet et août.
Certaines distributrices font état de la mauvaise qualité des photographies des articles de la revue de juillet  trop sombres.
En début d’année, elles étaient trop claires, la Présidente l’a signalé par lettre à l’imprimerie qui a corrigé. Maintenant, elles sont trop sombres. Le vice-président se propose d’envoyer les articles directement par mail à l’imprimerie afin d’améliorer la qualité.

5. Bilan des animations et des réunions
- Lecture des bilans des activités de Mars, Avril, mai faits en télé travail.
- Le lundi 15 mai 2020 : l’OT a présenté un projet de visites guidées théâtralisées le jeudi  pendant l’été.

6. Projets  d’activités par la présidente.
- La vice-présidente demande la mise en place d’un jeu de piste dans le village fin août pour l’Assemblée Générale de GSE.
- Préparation des JEP des 19 et 20 septembre 2020 :
Thème : «  PATRIMOINE ET EDUCATION : APPRENDRE POUR LA VIE ! ».
Le choix des 16 panneaux pour l’exposition a été fait.
Un panneau sera confectionné illustrant le thème 2020.
La liste du matériel de fonctionnement a été élaborée.
Le matériel à demander à la Mairie est de 8 grilles.
L’installation du stand se fera à 9h, le rangement à 17h45, Samedi et dimanche.
Pour les permanences au stand, des rotations seront mises en place suivant les disponibilités de chacun.
Deux visites guidées sont proposées par Gruissan d’Autrefois : Samedi : Le village, Dimanche : Notre Dame des Auzils.

7. Liaison avec le journal par la Secrétaire adjointe.
 Lecture des commentaires de mars, avril, mai, juin.

8. Bilan du blog par le Vice-président.
- Dimanche 31 mai 2020 : Le Lundi de Pentecôte.
- Dimanche 14 juin 2020 : Commentaire de la revue de Juin.
- Samedi 20 juin 2020 : Bilan des travaux de mai.
- Dimanche 21 juin 2020 : Article de l’Indépendant sur le commentaire de la revue 377.

9. Projet du spectacle en 2022
- les articles en cours et ceux qui sont finalisés
- les besoins spécifiques
- les besoins de soutien
- les animations dans la représentation
- les questions diverses relatives au contenu de la représentation

10. Danses d’Autrefois.
Des répétitions seront organisées 1 fois par mois par la Vice-présidente.

11. Lecture du courrier par la secrétaire.

12. Questions diverses
-  Christine Delrieu est venue à la réunion et les membres de Gruissan d’Autrefois l’ont remerciée chaleureusement pour la collaboration efficace et intéressante au service du Patrimoine Gruissanais durant son mandat d’élue au Patrimoine.
- Nom de la nouvelle élue, adjointe au Maire, déléguée Culture et  Patrimoine : Marie-Lou Lajus.
Les dates de réunion pour la fin de l’année 2020 sont les suivantes :
Vendredi 18 septembre 2020 à 9h30 suivie du repas de reprise.
Vendredi 23 octobre 2020 à 14h30.
Vendredi 20 novembre 2020 à 14h30.
Vendredi 18 décembre 2020 à 14h30.
La collation offerte par une adhérente en remerciement de l’article que Gruissan d’Autrefois a fait paraître dans sa revue mensuelle a été très appréciée.

La Présidente Marie-France HURTADO                                                      


samedi 11 juillet 2020

Le numéro de Juillet vient d'être distribué


Revue de Gruissan d’Autrefois
Résumé du n°378

En page 1 du numéro 378 de juillet, Marie-France HURTADO rappelle la symbolique du 14 juillet, célébration à la fois historique, joyeuse et solennelle.
Elle l’illustre à l’aide d’une photo du défilé d’une foule nombreuse, grands drapeaux tricolores déployés, s’acheminant vers le Monument aux Morts.

En pages 2 et 3, Jenny Blanch, à partir des recherches de Michel SAUNIÉRE, présente la longue carrière du marin Gruissanais Louis HERBEIL (1840-1920).
Marin pêcheur dès l’âge de 10 ans, puis mousse l’année suivante, Louis HERBEIL naviguera sur des navires commandés par des capitaines Gruissanais. Plusieurs naufrages émailleront ses voyages. Celui du brick Hyppolite, dont il est le capitaine armateur, le 20 décembre 1883, lui vaudra des éloges pour son comportement exemplaire.
Puis il retrouvera son village où il redeviendra pêcheur jusqu’en 1897.

En page 4, Colette et Marie LAFFAGE BARRAU, évoquent avec tendresse et nostalgie le temps où elles accompagnaient leur grand-père Albert BARRAU et son troupeau de moutons.
Les petites filles observaient avec attention le cérémonial qu’accomplissait leur papé avant le départ. Puis, derrière le troupeau et les chiens, la petite troupe s’élançait, traversait le village, gagnait les plages, Grazel, Mateille, les Ayguades.
Le temps de la sieste du papé, Colette et Marie donnaient libre cours à leur imagination au milieu des trésors rejetés par la mer. Le charme du temps passé nourrit les merveilleux souvenirs.
Résumé rédigé par Claire COURDIL, secrétaire adjointe de notre association









































Défilé d'un 14 juillet à Gruissan....il y a bien longtemps si l'on se réfère à cette photo jaunie

lundi 29 juin 2020

Marie-France HURTADO raconte la Fête de Saint-Pierre



Chers internautes,

Cette année, la Saint-Pierre n’aura pas lieu à cause de la pandémie. Gruissan d’Autrefois tient à évoquer cette fête si chère au cœur des Gruissanais en relatant un article paru en juillet 1990 où
Marie-Rose Taussac évoquait la Saint Pierre au 19ème siècle :

Pendant de longues années, l’offrande à Saint Pierre en musique fut interdite dans l’église, l’orgue seul était toléré.
En avril 1855, les Patrons de la Prud’homie demandent au curé, l’Abbé Reul de les autoriser à faire l’offrande selon « l’ancien usage » avec « la musique des pêcheurs ». Cette demande avait été faite et refusée en 1854 et quelques années avant. L’abbé Reul bien qu’il lui fut assuré que « l’ordre ne sera point troublé » conseille de demander cette autorisation à Monseigneur l’Évêque par l’intermédiaire du Commissaire de la Marine. Les Prud’hommes écrivent donc une belle lettre en juin 1855 dont la copie dans le registre de la Prud’homie est illustrée par un dessin d’un petit bateau avec voiles et mâts sur une hampe. C’est la maquette qui sert toujours à l’offrande.
Cette lettre se termine par la phrase suivante : «  En conséquence, nous vous supplions , Mr le Commissaire de vouloir bien être notre interprète, auprès de sa grandeur, nous avons la douce persuasion que vous nous connaissez assez pour lui garantir que l’ordre ne sera point troublé et la même assurance  pourrait, au besoin, lui être donnée par notre pasteur, ainsi que par l’autorité locale. »

Cette lettre est émouvante par le regret attristé qu’elle traduit. Elle nous aide à comprendre ce respect d’une longue tradition, si vivace encore de nos jours et la persévérance de ces hommes qui, à trois reprises, malgré deux refus consécutifs, n’ont pas hésité à renouveler leur demande qu’ils formuleront encore dix ans plus tard.

C’est la confirmation qu’au 19ème siècle, le respect de l’église, de la hiérarchie, le respect réciproque entre les pêcheurs et leur curé, des lois morales, des lois civiques était ancré dans les âmes.

Nous n’avons pas la réponse à cette belle lettre qui fut certainement négative puisque en avril 1865 cette demande est renouvelée à l’Abbé Reul par le secrétaire de la Prud’homie, Henri Pesqui. A nouveau les Prud’hommes sont renvoyés à l’Évêque. Celui-ci par l’intermédiaire du Commissaire de la Marine leur refuse l’autorisation de remplacer l’orgue par la fanfare.
Ce Commissaire Mr Chanson, infatué de sa personne et de sa fonction, méprisant écrit : « Quant aux musiques de village, dites de bal, elles sont interdites partout. Puisque nos marins se sont passé d’une semblable musique jusqu’à ce jour, ils s’en passeront bien encore, sans éprouver une grande peine... ».
Mais pour qui Mr Chanson prend-il les pêcheurs ?
Peut-il juger de la peine des marins ?
Il n’a pas compris que s’ils veulent jouer leur musique, celle à laquelle ils participent, c’est pour donner à Saint Pierre la ferveur qui est en eux.
Ce Monsieur n’a pas l’intelligence du cœur !
D’une affaire de cœur, il fait une affaire administrative.
Il n’a rien compris. Paix à son âme.

Les temps ont changé, les mentalités aussi.
De nos jours, la belle musique du village retentit dans notre vieille église. Des pêcheurs font partie de l’orchestre. Les pêcheurs et leur famille font l’offrande en dansant le pas rituel appris de leurs ancêtres. Ils tiennent d’une main un grand cierge allumé de l’autre la petite barque aux voiles roussies par le temps dessinée en 1855 dans le registre de la Prud’homie.
Marie-France Hurtado, Présidente.
D'après le récit de Marie-Rose TAUSSAC

samedi 27 juin 2020

FETE de la St PIERRE 2020

Fête des pêcheurs de la Saint Pierre 2020
Dans le cadre des contraintes sanitaires liées au Covid-19
- Le buste de Saint Pierre sera exposé à la Prud'homie le dimanche 28 juin de 16h à 18h, il ne sera pas possible de toucher les clefs.
- La Grand Messe et l'Hommage du 29 juin, se feront dans l'intimité des pêcheurs. Il ne sera pas possible au public d'assister aux offices religieux.


samedi 20 juin 2020

Bilan MAI



Bilan des travaux du mois de MAI en télé-travail

1. Bilan Financier par le trésorier :
Le solde positif sur le compte chèque permettra de financer toutes les activités de 2020.

2. Bilan des adhésions par la secrétaire  au 27 mai 2020 :
Adhérents : 469.

3. Distribution de la revue par les distributrices :
Les 2 revues d’Avril et Mai ont été distribuées en même temps mi-mai.
La revue de juin a été apportée à l’imprimerie et sera distribuée comme d’habitude la première quinzaine de juin.

4. Revues
Les articles du mois de juillet sont finalisés.

5. Bilan des animations et des réunions par la Présidente :
Toutes les réunions, tous les rendez-vous et toutes les animations ont été supprimés à partir du 17 mars 2020 et remplacées par le télé-travail  avec les Services Techniques, le Service Communication de la Mairie,
la correspondante du journal

6. Projets par Marie-France Hurtado
Pour l’instant, tout projet est mis en sommeil à cause de la Pandémie.

7. Liaison avec le journal

8. Bilan du blog pour Avril :
- Vendredi 1er mai : « La fête des travailleurs » texte du Vice-Président.
Chanson de Georges Moustaki.
- Samedi 9 mai : Le chant des partisans
- Dimanche 10 mai : Mot aux adhérents pour la reprise de la distribution des revues par la Présidente.
- Samedi 23 mai : Vidéo  : « Anecdote sur l’Aviron gruissanais ».
Article de journal : « Travaux sur le Patrimoine Notre-Dame des Auzils ».

9. Danses d’Autrefois par la vice-présidente :
Les Danses d’Autrefois sont en sommeil pour l’instant mais elles se réveilleront à la fin du confinement plus dynamiques qu’avant.
Leur organisation sera finalisée à la prochaine réunion.

10. Courrier par la secrétaire.

11. Questions diverses :
La prochaine réunion est prévue le Vendredi 26 juin 2020 14h30 Maison du patrimoine si celle-ci est ouverte.


La présidente                                                 
Marie-France Hurtado                    





dimanche 14 juin 2020

Revue mensuelle de JUIN 2020



Chers abonnés, vous avez reçu dans votre boîte aux lettres le n° 377 de notre revue mensuelle
En voici un aperçu que peuvent partager les internautes

En première page
C’est un merveilleux et touchant récit que Colette LAFFAGE CARAYOL nous offre en première page du numéro 377 de juin. Deux petites filles vivent leurs premières vacances à la montagne, dans un petit village, où elles se passionnent pour le chant des poules.
Leur papa facétieux leur en donne une curieuse interprétation qu’elles s’appliquent à imiter consciencieusement.

En pages 2 et 3, Claire COURDIL, dans un premier article, rend hommage au « Souvenir Français » qui remplit son devoir de mémoire avec efficacité et rigueur, grâce au dévouement de ses membres.
Il a été créé en 1887, par un Alsacien François Xavier NIESSEN, afin de maintenir le souvenir de la guerre de 1870, ainsi que les valeurs de la France et de la République, suite à la perte de l’Alsace et de la Lorraine.
Un deuxième article se penchera plus particulièrement sur les multiples tâches accomplies avec abnégation, tout au long de l’année, par les membres du Souvenir Français Gruissanais.

En page 4, Jean BOUCABEILLE se souvient des concierges de la Prud’homie.
Le mari, pêcheur, exerçait sa mission jusqu’à sa mort. Sa femme, en quelque sorte secrétaire et trésorière, surveillait le chaudron pour « rusquer » les filets.
Le jour le plus important pour tous les deux était celui de l’organisation de la fête de St Pierre.


Sur cette photo: François-Xavier NIESSEN.

dimanche 31 mai 2020

Près d'un siècle en arrière: le Lundi de Pentecôte

Un jour de Pentecôte devant le Bar Joffre (1929)




Ce lundi 1er juin 2020 ne sera pas un Lundi de Pentecôte comme les autres à cause de la crise sanitaire provoquée par un virus venu de lointains horizons comme autrefois la peste et le choléra que transportaient nos navires Gruissanais.
Nous évoquerons la fête de la Pentecôte de 1925 par la voix de Marinette BOUCHER.
Elle était enfant à l’époque, c’était la fête locale qui durait 3 jours.
La gent féminine s’y préparait à l’avance grâce aux couturières de l’époque : Marie CARDINAL, Dérice CARRÈRE, Marie ROUBICHOU, Marie-Jeanne FIGARO qui élaboraient en secret des robes de fête , une pour la messe et une pour le défilé et le bal,
Vers 17h,  le tour du village se préparait avec sa reine et son roi à la tête d’un cortège où chaque garçon avait sa cavalière.
Les filles étrennaient leur robe neuve et les garçons un beau costume avec un canotier et une canne enrubannée aux couleurs de la robe de la cavalière.
La musique composée d’une flûte, d’une clarinette, d’un violon et d’un trombone suivait le cortège sous les regards de tout le village rassemblé
Le bal avait lieu avant et après souper au premier étage du café situé 10 rue de la Paix qui deviendra plus tard un cinéma, la MJC puis la Maison du Patrimoine. On y jouait  valse, scottish, mazurka, polka. La reine et le roi ouvraient le bal qui se terminait par une gigue. Elle rêvait d’être la Reine plus tard mais en 1930, cette fête avait perdu son éclat et son défilé, ne subsistait plus que le bal. Le souvenir de cette belle fête est longtemps resté gravée dans son cœur.

Marie-France HURTADO, présidente de "Gruissan d'Autrefois"

D'après le récit de Marinette BOUCHER que vous pouvez retrouver dans le "Gruissan d'Autrefois" n°88 paru en Mai 1996

samedi 23 mai 2020

Travaux sur le patrimoine de ND des AUZILS


Anecdote sur l'Aviron Gruissanais

Dans le numéro 375 de Gruissan d'Autrefois, nous vous relations l'anecdote racontée par Léon TINE.
Ci-dessous la vidéo qui a guidé la rédaction de notre article.
Profitez du dé-confinement, mais restez prudents.



dimanche 10 mai 2020

Distribution des revues d'Avril et Mai


Revues d’AVRIL et MAI 2020

Chers adhérents,

Nous avons pu faire imprimer les revues d’Avril et Mai 2020.
A la fin du dé-confinement, après le lundi 11 mai 2020,elles seront distribuées dans vos boîtes aux lettres.

Toutes les précautions seront prises. La distribution est prévue avec des gants.

Si vous devez entrer en contact avec les distributrices, merci d’observer les gestes barrière en maintenant la distance de sécurité.

Bonne lecture.
La présidente, Marie-France HURTADO

samedi 9 mai 2020

un 8 Mai pas comme les autres

Pour le 75ème anniversaire de la Victoire de 1945, les cérémonies et dépôts de gerbes se sont déroulés en petit comité, distanciation sociale oblige.
Allez, un petit air du "Chant des partisans" pour continuer à se souvenir.


vendredi 1 mai 2020

Chanson de circonstance en ce 1er Mai


La Fête des Travailleurs

La photo de groupe rassemble des Sauniers de Lapalme et Gruissan. En rediffusant cette page nous rendons hommage à une génération qui a milité pour que perdure une profession qui jadis faisait manger des familles entières.
Une tradition locale qui a su se réinventer. 

dimanche 26 avril 2020

Le Jardin de l'Ermite



Tout au long du mois d'Avril, nous avons évoqué le Site de Notre-Dame des Auzils avec son Cimetière Marin, sa chapelle qui, en cette année de confinement, n'auront vu aucun visiteur, aucun pèlerin !
Nous ne pouvons pas quitter ce site sans faire une halte au Jardin de l'Ermite.
Ce nom vient du fait que des ermites ont planté et entretenu ce lieu.
Les traces d'ermites vivant en ce lieu du 16ème au 19ème siècles ont été trouvées jusqu'en 1888 où le dernier ermite Michel Cyprien est décédé.

A la séparation de l'église et de l'Etat en 1905, ces terrains deviennent municipaux et la race des ermites s'éteint.

L'ermite faisait vœu de chasteté, de pauvreté, d'obéissance.
Il entretenait et surveillait la chapelle où il vivait dans un petit ermitage accolé à celle-ci.
La maison dans le jardin était réservée au curé venant assurer les offices dans la chapelle.
L'ermite vivait des légumes  de son jardin  potager planté grâce à la source, des fruits de ses arbres fruitiers et d'aumônes.
Il soignait avec les plantes médicinales du jardin.
En, 1987,une association présidée par Jean CARBONEL remet en état ce jardin abandonné au fil du temps et en 2000 et 2001, des spectacles ont été donnés pour fêter les 1000 ans de la chapelle.
En 2011 et 2012, Antoine VETRO a organisé des soirées musicales de grande qualité.
Ce lieu de calme et de sérénité empli par l'âme de tous ces ermites permet de se ressourcer!

Marie-France Hurtado

dimanche 19 avril 2020

Notre Dame des AUZILS,suite


Dans notre précédent message, nous avons évoqué le pèlerinage de Notre-Dame des Auzils.
Aujourd'hui, nous penserons à la chapelle,isolée au milieu de la Clape, désertée par les pèlerins et les visiteurs.
Les Gruissanais utilisaient un terme familier et affectueux pour parler de Notre-Dame.
Ils disaient 'la Bonne Mère" et même "la Bonne Maman". Ils la traitaient avec amour et un trés grand respect.
Lorsqu'un Gruissanais apercevait la chapelle, il se signait dévotement.
Autrefois les capitaines marins qui passaient au large en vue du sanctuaire saluaient avec leurs pavillons.


"La Bonne Mère" accueille dans sa maison tous ses enfants.

Au-milieu du choeur, elle sourit à chacun des présents.
Sur les murs de la chapelle, on peut admirer les ex-voto reproduits en trompe l'oeil par Robert et Maureen Cassin de Carnac.
Ils ont remplacé les originaux offerts à la Bonne mère au fil du temps et volés dans la nuit du 21 au 22 juillet 1967.



Leur lecture ne fait que confirmer quel dur et dangereux métier était celui du marin d'autrefois.
On comprend aussi la ferveur animant les marins et leur famille envers Notre-Dame qui leur permettait d'affronter avec courage les périls de la mer. 

Marie France HURTADO

samedi 18 avril 2020



Chers adhérents

Cette année, à cause du confinement, le pèlerinage du lundi de Pâques ayant été annulé, notre association  n'a pas pu faire découvrir l’histoire de tous ces marins péris en mer et pour qui les familles  endeuillées ont construit les cénotaphes qui bordent le Cimetière marin de Gruissan.

A travers les lignes ci-dessous, nous vous invitons à suivre notre guide pour une visite dite "virtuelle".

Le pèlerinage commence par le mémorial construit en 1994 et inauguré en 1997 en souvenir des 32 marins disparus au large de la Vieille Nouvelle.


Nous allons ensuite nommer les disparus parfois accompagnés d’une poésie afin que leur souvenir reste dans nos cœurs.

Nous commençons à gravir le sentier et nous recueillons devant le cénotaphe du
Capitaine Honoré Péroneille 31 ans 1860 
« Au bord du sentier la première croix, le premier cénotaphe de ces sortes d’Alyscamps du rivage audois en mémoire de ceux qui sont restés au large pour toujours. » Jean Labrau 1934.

Le cénotaphe suivant du
Capitaine François Ambert 51 ans  Safi (Maroc) 1928
 permet d’évoquer les rivages lointains
« Il est des vies qui traversent le temps sans que personne les réclament. Elles disparaissent avec les nuages sans bruit, sans oraison ». Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain.



Nous passons devant le cénotaphe de
Louis Bonrepaux Hong Kong  1894
pour arriver à la plaque des sous-marins

Sibylle 1952 48 hommes Cap Camarat
Minerve 1968 52 marins Cap Cissié
Eurydice 1970 57 morts Cap Camrat
Les pêcheurs et marins de Gruissan ont écrit :
« Nous garderons leur souvenir et d’autres après nous et ainsi tant que le soleil se lèvera sur la mer ».


Sur la plaque du cénotaphe du
Maître d’équipage François Pech Golfe du Lion 1874
on peut lire :
« Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose
Il a pour souvenir
Une allée d’arbres sombres
Où parmi les genêts
Flottent de chères ombres
Ce sont les  Alyscamps
De la Côte des Roses »

Eli Affre Golfe du Lion 16 ans 1871

Crespo Baptiste Colombo 1925
« Quand je t’ai visité, il y a quelques années
Déjà tu ne t’appelais plus Ceylan
Comme une perle rare, de toute beauté
Au sud de l’Inde, dans ce grand océan » . Cintada


Paul Noy 45 ans Marseille 1900

Capitaine Joseph Pierre Simon Ambert 44 ans
et son fils Tiphys Ambert 18 ans Île Ruzzoli 1860

Capitaine Albert Pierre Pons 46 ans et son fils François Albert Pons 13 ans Sicile 1846
Capitaine Joseph Pons 54 ans et son fils Joseph Werther Pons 12 ans ïle de Mahon 1857
A ces 2 mousses, nous dédions ce poème :
« Un jeune mousse
J’ai rapporté d’un long voyage,
Pour te l’offrir ce coquillage
Qui reluit comme un arc en ciel ;
Souffre qu’il pare ton autel :
C’est tous ce que peut, à son âge,
Un mousse léger de bagage,
Dont les profits sont un peu courts
Notre-Dame du Bon Secours ». Hercule Bitrat 1846

Capitaine armateur Iché François 48 ans Côtes d’Angleterre 1852

Pierre Rouquette 17 ans Philippeville 1902
Capitaine Théodore Rouquette 42 ans Marseille 1921

Rival Léon 44 ans 1897

Monier Jean-Baptiste 22 ans Ferme de Beauséjour 1915
« Ils tombaient un à un
Fauchés par la mitraille
De la Marne à Verdun
Au cœur de la bataille
Partout des trous de bombe
Partout des trous d’obus
Comme la fin du monde
Qui leur tombait dessus ». Jacques Hubert Frougier


Capitaine Jean-Baptiste Rouquette 35 ans Le Havre 1852

Capitaine en second Louis Marie Urbain Journès 45 ans
et son fils Aristide Jourbès 14 ans Le Havre 1852

Capitaine François Hyacinthe Carbonel 36 ans  Cagliari 1862

Louis Azibert 19 ans Janvier 1875
Hyacinthe Azibert 24 ans Juin 1875
« Car pour une mère qui a perdu son enfant, c’est toujours le premier jour. Cette douleur-là ne vieillit pas. Les habits de deuil ont beau s’user et blanchir : le cœur reste noir ». Victor Hugo

Capitaine François Gibert 34 ans Port aux Princes 1844

Capitaine Maurice Gaubert 25 ans 1874

Capitaine Gabriel Bonnot 32 ans Beyrout 1864

Capitaine Jean-Pierre Rouquette 43 ans Grèce 1866
«  Cesser de vivre n’est pas mourir mais passer seulement à une vie meilleure »

Léandre Labatut 30 ans Les Dardanelles 1915

Capitaine Auguste Gimié 28 ans Alger 1846

Marcelline Gasselin 24 ans, son frére Jean-Baptiste Gasselin 16 ans et son époux Capitaine Dieudonné Hipplyte Rachou 29 ans Philippeville 1862

Jules Mathieu Fournié 16 ans Sardaigne 1867
« Puis il y avait les jours de tempête, les jours où le ciel si pur se voilait de nuages sombres, où cette Méditerranée si azurée devenait couleur de cendre, où cette brise si douce se changeait en ouragan… La houle se faisait vague, les vagues se faisaient montagnes. Alexandre Dumas 1868


Nous voici au terme de la procession qui a permis à certains grâce aux prières de puiser force et sérénité et aux autres grâce à l’évocation du courage de ces marins gruissanais de se replonger dans l’histoire maritime de ce 19ème siècle à Gruissan.