lundi 29 juin 2020

Marie-France HURTADO raconte la Fête de Saint-Pierre



Chers internautes,

Cette année, la Saint-Pierre n’aura pas lieu à cause de la pandémie. Gruissan d’Autrefois tient à évoquer cette fête si chère au cœur des Gruissanais en relatant un article paru en juillet 1990 où
Marie-Rose Taussac évoquait la Saint Pierre au 19ème siècle :

Pendant de longues années, l’offrande à Saint Pierre en musique fut interdite dans l’église, l’orgue seul était toléré.
En avril 1855, les Patrons de la Prud’homie demandent au curé, l’Abbé Reul de les autoriser à faire l’offrande selon « l’ancien usage » avec « la musique des pêcheurs ». Cette demande avait été faite et refusée en 1854 et quelques années avant. L’abbé Reul bien qu’il lui fut assuré que « l’ordre ne sera point troublé » conseille de demander cette autorisation à Monseigneur l’Évêque par l’intermédiaire du Commissaire de la Marine. Les Prud’hommes écrivent donc une belle lettre en juin 1855 dont la copie dans le registre de la Prud’homie est illustrée par un dessin d’un petit bateau avec voiles et mâts sur une hampe. C’est la maquette qui sert toujours à l’offrande.
Cette lettre se termine par la phrase suivante : «  En conséquence, nous vous supplions , Mr le Commissaire de vouloir bien être notre interprète, auprès de sa grandeur, nous avons la douce persuasion que vous nous connaissez assez pour lui garantir que l’ordre ne sera point troublé et la même assurance  pourrait, au besoin, lui être donnée par notre pasteur, ainsi que par l’autorité locale. »

Cette lettre est émouvante par le regret attristé qu’elle traduit. Elle nous aide à comprendre ce respect d’une longue tradition, si vivace encore de nos jours et la persévérance de ces hommes qui, à trois reprises, malgré deux refus consécutifs, n’ont pas hésité à renouveler leur demande qu’ils formuleront encore dix ans plus tard.

C’est la confirmation qu’au 19ème siècle, le respect de l’église, de la hiérarchie, le respect réciproque entre les pêcheurs et leur curé, des lois morales, des lois civiques était ancré dans les âmes.

Nous n’avons pas la réponse à cette belle lettre qui fut certainement négative puisque en avril 1865 cette demande est renouvelée à l’Abbé Reul par le secrétaire de la Prud’homie, Henri Pesqui. A nouveau les Prud’hommes sont renvoyés à l’Évêque. Celui-ci par l’intermédiaire du Commissaire de la Marine leur refuse l’autorisation de remplacer l’orgue par la fanfare.
Ce Commissaire Mr Chanson, infatué de sa personne et de sa fonction, méprisant écrit : « Quant aux musiques de village, dites de bal, elles sont interdites partout. Puisque nos marins se sont passé d’une semblable musique jusqu’à ce jour, ils s’en passeront bien encore, sans éprouver une grande peine... ».
Mais pour qui Mr Chanson prend-il les pêcheurs ?
Peut-il juger de la peine des marins ?
Il n’a pas compris que s’ils veulent jouer leur musique, celle à laquelle ils participent, c’est pour donner à Saint Pierre la ferveur qui est en eux.
Ce Monsieur n’a pas l’intelligence du cœur !
D’une affaire de cœur, il fait une affaire administrative.
Il n’a rien compris. Paix à son âme.

Les temps ont changé, les mentalités aussi.
De nos jours, la belle musique du village retentit dans notre vieille église. Des pêcheurs font partie de l’orchestre. Les pêcheurs et leur famille font l’offrande en dansant le pas rituel appris de leurs ancêtres. Ils tiennent d’une main un grand cierge allumé de l’autre la petite barque aux voiles roussies par le temps dessinée en 1855 dans le registre de la Prud’homie.
Marie-France Hurtado, Présidente.
D'après le récit de Marie-Rose TAUSSAC

samedi 27 juin 2020

FETE de la St PIERRE 2020

Fête des pêcheurs de la Saint Pierre 2020
Dans le cadre des contraintes sanitaires liées au Covid-19
- Le buste de Saint Pierre sera exposé à la Prud'homie le dimanche 28 juin de 16h à 18h, il ne sera pas possible de toucher les clefs.
- La Grand Messe et l'Hommage du 29 juin, se feront dans l'intimité des pêcheurs. Il ne sera pas possible au public d'assister aux offices religieux.


samedi 20 juin 2020

Bilan MAI



Bilan des travaux du mois de MAI en télé-travail

1. Bilan Financier par le trésorier :
Le solde positif sur le compte chèque permettra de financer toutes les activités de 2020.

2. Bilan des adhésions par la secrétaire  au 27 mai 2020 :
Adhérents : 469.

3. Distribution de la revue par les distributrices :
Les 2 revues d’Avril et Mai ont été distribuées en même temps mi-mai.
La revue de juin a été apportée à l’imprimerie et sera distribuée comme d’habitude la première quinzaine de juin.

4. Revues
Les articles du mois de juillet sont finalisés.

5. Bilan des animations et des réunions par la Présidente :
Toutes les réunions, tous les rendez-vous et toutes les animations ont été supprimés à partir du 17 mars 2020 et remplacées par le télé-travail  avec les Services Techniques, le Service Communication de la Mairie,
la correspondante du journal

6. Projets par Marie-France Hurtado
Pour l’instant, tout projet est mis en sommeil à cause de la Pandémie.

7. Liaison avec le journal

8. Bilan du blog pour Avril :
- Vendredi 1er mai : « La fête des travailleurs » texte du Vice-Président.
Chanson de Georges Moustaki.
- Samedi 9 mai : Le chant des partisans
- Dimanche 10 mai : Mot aux adhérents pour la reprise de la distribution des revues par la Présidente.
- Samedi 23 mai : Vidéo  : « Anecdote sur l’Aviron gruissanais ».
Article de journal : « Travaux sur le Patrimoine Notre-Dame des Auzils ».

9. Danses d’Autrefois par la vice-présidente :
Les Danses d’Autrefois sont en sommeil pour l’instant mais elles se réveilleront à la fin du confinement plus dynamiques qu’avant.
Leur organisation sera finalisée à la prochaine réunion.

10. Courrier par la secrétaire.

11. Questions diverses :
La prochaine réunion est prévue le Vendredi 26 juin 2020 14h30 Maison du patrimoine si celle-ci est ouverte.


La présidente                                                 
Marie-France Hurtado                    





dimanche 14 juin 2020

Revue mensuelle de JUIN 2020



Chers abonnés, vous avez reçu dans votre boîte aux lettres le n° 377 de notre revue mensuelle
En voici un aperçu que peuvent partager les internautes

En première page
C’est un merveilleux et touchant récit que Colette LAFFAGE CARAYOL nous offre en première page du numéro 377 de juin. Deux petites filles vivent leurs premières vacances à la montagne, dans un petit village, où elles se passionnent pour le chant des poules.
Leur papa facétieux leur en donne une curieuse interprétation qu’elles s’appliquent à imiter consciencieusement.

En pages 2 et 3, Claire COURDIL, dans un premier article, rend hommage au « Souvenir Français » qui remplit son devoir de mémoire avec efficacité et rigueur, grâce au dévouement de ses membres.
Il a été créé en 1887, par un Alsacien François Xavier NIESSEN, afin de maintenir le souvenir de la guerre de 1870, ainsi que les valeurs de la France et de la République, suite à la perte de l’Alsace et de la Lorraine.
Un deuxième article se penchera plus particulièrement sur les multiples tâches accomplies avec abnégation, tout au long de l’année, par les membres du Souvenir Français Gruissanais.

En page 4, Jean BOUCABEILLE se souvient des concierges de la Prud’homie.
Le mari, pêcheur, exerçait sa mission jusqu’à sa mort. Sa femme, en quelque sorte secrétaire et trésorière, surveillait le chaudron pour « rusquer » les filets.
Le jour le plus important pour tous les deux était celui de l’organisation de la fête de St Pierre.


Sur cette photo: François-Xavier NIESSEN.

dimanche 31 mai 2020

Près d'un siècle en arrière: le Lundi de Pentecôte

Un jour de Pentecôte devant le Bar Joffre (1929)




Ce lundi 1er juin 2020 ne sera pas un Lundi de Pentecôte comme les autres à cause de la crise sanitaire provoquée par un virus venu de lointains horizons comme autrefois la peste et le choléra que transportaient nos navires Gruissanais.
Nous évoquerons la fête de la Pentecôte de 1925 par la voix de Marinette BOUCHER.
Elle était enfant à l’époque, c’était la fête locale qui durait 3 jours.
La gent féminine s’y préparait à l’avance grâce aux couturières de l’époque : Marie CARDINAL, Dérice CARRÈRE, Marie ROUBICHOU, Marie-Jeanne FIGARO qui élaboraient en secret des robes de fête , une pour la messe et une pour le défilé et le bal,
Vers 17h,  le tour du village se préparait avec sa reine et son roi à la tête d’un cortège où chaque garçon avait sa cavalière.
Les filles étrennaient leur robe neuve et les garçons un beau costume avec un canotier et une canne enrubannée aux couleurs de la robe de la cavalière.
La musique composée d’une flûte, d’une clarinette, d’un violon et d’un trombone suivait le cortège sous les regards de tout le village rassemblé
Le bal avait lieu avant et après souper au premier étage du café situé 10 rue de la Paix qui deviendra plus tard un cinéma, la MJC puis la Maison du Patrimoine. On y jouait  valse, scottish, mazurka, polka. La reine et le roi ouvraient le bal qui se terminait par une gigue. Elle rêvait d’être la Reine plus tard mais en 1930, cette fête avait perdu son éclat et son défilé, ne subsistait plus que le bal. Le souvenir de cette belle fête est longtemps resté gravée dans son cœur.

Marie-France HURTADO, présidente de "Gruissan d'Autrefois"

D'après le récit de Marinette BOUCHER que vous pouvez retrouver dans le "Gruissan d'Autrefois" n°88 paru en Mai 1996

samedi 23 mai 2020

Travaux sur le patrimoine de ND des AUZILS


Anecdote sur l'Aviron Gruissanais

Dans le numéro 375 de Gruissan d'Autrefois, nous vous relations l'anecdote racontée par Léon TINE.
Ci-dessous la vidéo qui a guidé la rédaction de notre article.
Profitez du dé-confinement, mais restez prudents.



dimanche 10 mai 2020

Distribution des revues d'Avril et Mai


Revues d’AVRIL et MAI 2020

Chers adhérents,

Nous avons pu faire imprimer les revues d’Avril et Mai 2020.
A la fin du dé-confinement, après le lundi 11 mai 2020,elles seront distribuées dans vos boîtes aux lettres.

Toutes les précautions seront prises. La distribution est prévue avec des gants.

Si vous devez entrer en contact avec les distributrices, merci d’observer les gestes barrière en maintenant la distance de sécurité.

Bonne lecture.
La présidente, Marie-France HURTADO

samedi 9 mai 2020

un 8 Mai pas comme les autres

Pour le 75ème anniversaire de la Victoire de 1945, les cérémonies et dépôts de gerbes se sont déroulés en petit comité, distanciation sociale oblige.
Allez, un petit air du "Chant des partisans" pour continuer à se souvenir.


vendredi 1 mai 2020

Chanson de circonstance en ce 1er Mai


La Fête des Travailleurs

La photo de groupe rassemble des Sauniers de Lapalme et Gruissan. En rediffusant cette page nous rendons hommage à une génération qui a milité pour que perdure une profession qui jadis faisait manger des familles entières.
Une tradition locale qui a su se réinventer. 

dimanche 26 avril 2020

Le Jardin de l'Ermite



Tout au long du mois d'Avril, nous avons évoqué le Site de Notre-Dame des Auzils avec son Cimetière Marin, sa chapelle qui, en cette année de confinement, n'auront vu aucun visiteur, aucun pèlerin !
Nous ne pouvons pas quitter ce site sans faire une halte au Jardin de l'Ermite.
Ce nom vient du fait que des ermites ont planté et entretenu ce lieu.
Les traces d'ermites vivant en ce lieu du 16ème au 19ème siècles ont été trouvées jusqu'en 1888 où le dernier ermite Michel Cyprien est décédé.

A la séparation de l'église et de l'Etat en 1905, ces terrains deviennent municipaux et la race des ermites s'éteint.

L'ermite faisait vœu de chasteté, de pauvreté, d'obéissance.
Il entretenait et surveillait la chapelle où il vivait dans un petit ermitage accolé à celle-ci.
La maison dans le jardin était réservée au curé venant assurer les offices dans la chapelle.
L'ermite vivait des légumes  de son jardin  potager planté grâce à la source, des fruits de ses arbres fruitiers et d'aumônes.
Il soignait avec les plantes médicinales du jardin.
En, 1987,une association présidée par Jean CARBONEL remet en état ce jardin abandonné au fil du temps et en 2000 et 2001, des spectacles ont été donnés pour fêter les 1000 ans de la chapelle.
En 2011 et 2012, Antoine VETRO a organisé des soirées musicales de grande qualité.
Ce lieu de calme et de sérénité empli par l'âme de tous ces ermites permet de se ressourcer!

Marie-France Hurtado

dimanche 19 avril 2020

Notre Dame des AUZILS,suite


Dans notre précédent message, nous avons évoqué le pèlerinage de Notre-Dame des Auzils.
Aujourd'hui, nous penserons à la chapelle,isolée au milieu de la Clape, désertée par les pèlerins et les visiteurs.
Les Gruissanais utilisaient un terme familier et affectueux pour parler de Notre-Dame.
Ils disaient 'la Bonne Mère" et même "la Bonne Maman". Ils la traitaient avec amour et un trés grand respect.
Lorsqu'un Gruissanais apercevait la chapelle, il se signait dévotement.
Autrefois les capitaines marins qui passaient au large en vue du sanctuaire saluaient avec leurs pavillons.


"La Bonne Mère" accueille dans sa maison tous ses enfants.

Au-milieu du choeur, elle sourit à chacun des présents.
Sur les murs de la chapelle, on peut admirer les ex-voto reproduits en trompe l'oeil par Robert et Maureen Cassin de Carnac.
Ils ont remplacé les originaux offerts à la Bonne mère au fil du temps et volés dans la nuit du 21 au 22 juillet 1967.



Leur lecture ne fait que confirmer quel dur et dangereux métier était celui du marin d'autrefois.
On comprend aussi la ferveur animant les marins et leur famille envers Notre-Dame qui leur permettait d'affronter avec courage les périls de la mer. 

Marie France HURTADO

samedi 18 avril 2020



Chers adhérents

Cette année, à cause du confinement, le pèlerinage du lundi de Pâques ayant été annulé, notre association  n'a pas pu faire découvrir l’histoire de tous ces marins péris en mer et pour qui les familles  endeuillées ont construit les cénotaphes qui bordent le Cimetière marin de Gruissan.

A travers les lignes ci-dessous, nous vous invitons à suivre notre guide pour une visite dite "virtuelle".

Le pèlerinage commence par le mémorial construit en 1994 et inauguré en 1997 en souvenir des 32 marins disparus au large de la Vieille Nouvelle.


Nous allons ensuite nommer les disparus parfois accompagnés d’une poésie afin que leur souvenir reste dans nos cœurs.

Nous commençons à gravir le sentier et nous recueillons devant le cénotaphe du
Capitaine Honoré Péroneille 31 ans 1860 
« Au bord du sentier la première croix, le premier cénotaphe de ces sortes d’Alyscamps du rivage audois en mémoire de ceux qui sont restés au large pour toujours. » Jean Labrau 1934.

Le cénotaphe suivant du
Capitaine François Ambert 51 ans  Safi (Maroc) 1928
 permet d’évoquer les rivages lointains
« Il est des vies qui traversent le temps sans que personne les réclament. Elles disparaissent avec les nuages sans bruit, sans oraison ». Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain.



Nous passons devant le cénotaphe de
Louis Bonrepaux Hong Kong  1894
pour arriver à la plaque des sous-marins

Sibylle 1952 48 hommes Cap Camarat
Minerve 1968 52 marins Cap Cissié
Eurydice 1970 57 morts Cap Camrat
Les pêcheurs et marins de Gruissan ont écrit :
« Nous garderons leur souvenir et d’autres après nous et ainsi tant que le soleil se lèvera sur la mer ».


Sur la plaque du cénotaphe du
Maître d’équipage François Pech Golfe du Lion 1874
on peut lire :
« Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose
Il a pour souvenir
Une allée d’arbres sombres
Où parmi les genêts
Flottent de chères ombres
Ce sont les  Alyscamps
De la Côte des Roses »

Eli Affre Golfe du Lion 16 ans 1871

Crespo Baptiste Colombo 1925
« Quand je t’ai visité, il y a quelques années
Déjà tu ne t’appelais plus Ceylan
Comme une perle rare, de toute beauté
Au sud de l’Inde, dans ce grand océan » . Cintada


Paul Noy 45 ans Marseille 1900

Capitaine Joseph Pierre Simon Ambert 44 ans
et son fils Tiphys Ambert 18 ans Île Ruzzoli 1860

Capitaine Albert Pierre Pons 46 ans et son fils François Albert Pons 13 ans Sicile 1846
Capitaine Joseph Pons 54 ans et son fils Joseph Werther Pons 12 ans ïle de Mahon 1857
A ces 2 mousses, nous dédions ce poème :
« Un jeune mousse
J’ai rapporté d’un long voyage,
Pour te l’offrir ce coquillage
Qui reluit comme un arc en ciel ;
Souffre qu’il pare ton autel :
C’est tous ce que peut, à son âge,
Un mousse léger de bagage,
Dont les profits sont un peu courts
Notre-Dame du Bon Secours ». Hercule Bitrat 1846

Capitaine armateur Iché François 48 ans Côtes d’Angleterre 1852

Pierre Rouquette 17 ans Philippeville 1902
Capitaine Théodore Rouquette 42 ans Marseille 1921

Rival Léon 44 ans 1897

Monier Jean-Baptiste 22 ans Ferme de Beauséjour 1915
« Ils tombaient un à un
Fauchés par la mitraille
De la Marne à Verdun
Au cœur de la bataille
Partout des trous de bombe
Partout des trous d’obus
Comme la fin du monde
Qui leur tombait dessus ». Jacques Hubert Frougier


Capitaine Jean-Baptiste Rouquette 35 ans Le Havre 1852

Capitaine en second Louis Marie Urbain Journès 45 ans
et son fils Aristide Jourbès 14 ans Le Havre 1852

Capitaine François Hyacinthe Carbonel 36 ans  Cagliari 1862

Louis Azibert 19 ans Janvier 1875
Hyacinthe Azibert 24 ans Juin 1875
« Car pour une mère qui a perdu son enfant, c’est toujours le premier jour. Cette douleur-là ne vieillit pas. Les habits de deuil ont beau s’user et blanchir : le cœur reste noir ». Victor Hugo

Capitaine François Gibert 34 ans Port aux Princes 1844

Capitaine Maurice Gaubert 25 ans 1874

Capitaine Gabriel Bonnot 32 ans Beyrout 1864

Capitaine Jean-Pierre Rouquette 43 ans Grèce 1866
«  Cesser de vivre n’est pas mourir mais passer seulement à une vie meilleure »

Léandre Labatut 30 ans Les Dardanelles 1915

Capitaine Auguste Gimié 28 ans Alger 1846

Marcelline Gasselin 24 ans, son frére Jean-Baptiste Gasselin 16 ans et son époux Capitaine Dieudonné Hipplyte Rachou 29 ans Philippeville 1862

Jules Mathieu Fournié 16 ans Sardaigne 1867
« Puis il y avait les jours de tempête, les jours où le ciel si pur se voilait de nuages sombres, où cette Méditerranée si azurée devenait couleur de cendre, où cette brise si douce se changeait en ouragan… La houle se faisait vague, les vagues se faisaient montagnes. Alexandre Dumas 1868


Nous voici au terme de la procession qui a permis à certains grâce aux prières de puiser force et sérénité et aux autres grâce à l’évocation du courage de ces marins gruissanais de se replonger dans l’histoire maritime de ce 19ème siècle à Gruissan.



vendredi 17 avril 2020

Et ça continue encore et encore...

Chers adhérents,
Nous entrons dans notre 31ème jour de confinement.
Tous les membres de Gruissan d'Autrefois vous souhaitent patience et courage.
Ce mois-ci, nous ne pourrons pas vous distribuer la revue d'Avril mais ce n'est que partie remise.
Dès que l'imprimerie reprendra le travail et que nous pourrons lui apporter notre plaquette, elle sera éditée et distribuée.

Dès la fin du confinement, nous reprendrons avec encore plus de dynamisme nos activités au service du Patrimoine de Gruissan. N'hésitez pas à consulter sur notre blog tous les articles et les vidéos des mois précédents
Marie-France Hurtado, la présidente de  Gruissan d'Autrefois.

dimanche 12 avril 2020

samedi 11 avril 2020

En attendant la revue du mois d'AVRIL....

Confinement oblige, la distribution de la revue du mois d'avril est bien entendu différée.
A titre exceptionnel, pour  donner un avant goût de son contenu à nos abonnés, apaiser l'impatience de nos lecteurs(trices), et pour donner envie à d'autres internautes d'adhérer à notre mensuel, nous vous délivrons en avant-première un petit résumé de notre prochain numéro.


GRUISSAN d'AUTREFOIS
Avril 2020 - Distribution de la revue à une date indéterminée

En première page du numéro 375 d’avril, Jenny BLANCH nous livre l’émouvant récit du drame qui affecta ses ancêtres, lors du naufrage du 10 ventôse an V (28 février 1797). Ce jour-là, Mathieu BONNOT 62 ans et son fils Mathieu 33 ans, disparurent dans les flots au cours de la terrible tempête.
Étrange destinée qui signe la continuité de la vie, un petit Mathieu naîtra chez le fils décédé de 33 ans et un autre chez son frère Antoine.


En pages 2 et 3, « Lo Cosin » Bruno MILHÉ et son complice Léon TINÉ nous rapportent la savoureuse anecdote d’un transport atypique, pour rejoindre Coursan où le  club local devait affronter Fleury en match amical.
Puis Bruno, à partir d’un article paru dans Midi Libre, retrace la naissance de l’Aviron Gruissanais et les péripéties qui émaillèrent son existence ; les ressources n’étaient pas brillantes, mais les dirigeants faisaient preuve d’ingéniosité pour alimenter la caisse du club.
Malgré bien des difficultés, l’Aviron Gruissanais devint le creuset où s’affirmèrent des talents de niveau national voire international qui hélas émigrèrent vers des clubs plus prestigieux.


















En page 4, Claire COURDIL rappelle les termes de l’accord du mois d’avril 1947 signé entre patrons et ouvriers agricoles.
Après 65 ans de guerre, un régime d’austérité est imposé à la classe ouvrière. Suite aux privations et aux longs mois d’efforts pour la reconstruction, les travailleurs sont à bout. La grève sera la réponse à leur mal-être. Les ouvriers agricoles rejoindront la lutte initiée par Renault et obtiendront de substantielles augmentations.

En pages 5 et 6, Claire COURDIL, sur une idée de Marie-France HURTADO, nous conduit dans l’Allée des Naufragés en printanière métamorphose.
Le chaos y est partout, dans la poussière, le bruit, le bouleversement du sol. Mais quoi de plus riche en promesses qu’un chaos ?
Grâce aux artisans du renouveau qui s’affairent sur le site, bientôt l’Allée des Naufragés magnifiée sera à nouveau accessible à tous les pèlerins.
Les illustrations et la mise en page de Marie-France HURTADO témoignent de l’importance du chantier et de la renaissance qui se prépare.

lundi 30 mars 2020

Notre "périodique" sur son 31

En mars 1989 était édité le numéro 1 de notre périodique qui ce mois-ci se met donc "sur son 31".
L'an passé, nous avons célébré le trentième anniversaire de notre revue.
En cette période de confinement, nous vous invitons à relire les premiers mots de la présentation faite par un des membres fondateurs, Léon MILHE.













                  Gruissan que symbolise son altière tour est sorti de son écrin de soleil et de vent, de sable et de marais, de solitude et des légendes pour s'élancer vers une nouvelle vie. Aussi notre souci est de rassembler tous les documents qui laisseront aux générations futures des images sérieuses de nos aïeux. Dans cette marche dévorante du temps nous avons le devoir de lutter contre l'oubli.
        Rendons hommage à Julien YCHE, André BONNERY, Philippe HELENA pour leurs précieuses études. Notre honorable abbé Jean PAUC, passionné d'archéologie pénètre encore l'ombre de notre passé, retrace vies et coutumes religieuses, redonne âme à nos vieilles pierres et fait vibrer le cœur Gruissanais. Écoutons chanter ce même passé sous la plume alerte de Jehanne RAMBAUD, laquelle toute jeune avec sa sœur, promenait son cœur d'enfant sur le sable chaud de notre plage et déjà les "Voix d’Équinoxe" la berçaient.
     Paul CARBONEL nous lègue un travail de recherches historiques exceptionnel. Marcelle BOUYSSI née AZIBERT nous laisse un roman qui présente la vie de Gruissan à l'époque Romaine. Jean GRAULLE dirige le GRASG dans les fouilles terrestres et marines. Jean CARBONEL prépare ses mémoires et récits de sauvetage en mer. André ICHE, Marc HELENA, Marie Rose TAUSSAC continuent la recherche historique. Auguste GUIRAUD restaure de vieux bois et maquettes. Comme lui, des Gruissanais font des poèmes plein d'amour pour le village et bien d'autres embellissent Eglise, ND des AUZILS, cimetière marin, jardin de l'ermite. Roger BOSC, Christian RABBIN font collection de cartes postales, Claude FAGEDET prépare un livre photos et pour "couronner" l’image de Gruissan, tous les ans, les artistes peintres exposent leurs belles toiles.
     Comme eux, j'ai "plongé" dans cet univers de vestiges romains, château, tour Barberousse, remparts, église, chapelle N.D des AUZILS, vieilles maisons, moulins, terroirs, étangs, mers....
   ..."Alors, ma pensée efface plus d'un siècle...je suis au cœur du vieux village - les belles façades ocres ne sont plus là - ce sont des masures aux portes basses sous grosses poutrelles bois, des rues souillées par les ruisseaux...et je vois des enfants s'arrêtant de jouer pour suivre d'un regard plein de rêve l'alerte capitaine marin, scintillant de dorures, qui part à Marseille où son trois-mats l'attend pour de lointaines mers."
     Créons donc un groupe d'étude du Gruissan d'Autrefois, rassemblons livres et documents, contes et relations: l'historique du village est l'oeuvre de tous et le problème des recherches est vaste. Nombreuses sont les personnes qui ont de vieux documents et les oublient dans un tiroir. La transmission orale est mêlée aux faits historiques mais le vieux Gruissanais l'emporte souvent dans sa tombe.
     Notre regretté François BIENCHERI relatait bâteau, diligence, pont...écoutons donc les témoins du passé:
     Léon AZIBERT raconte avec force détails le début du siècle et au plus lointain de ses souvenirs,il voit "comme s'il y était" les cheveaux de FERRAN déplaçant front de mer, vers le canal, la baraque du restaurant DEDIEU...A Saint martin, Jean BOUCABEILLE voit apparaître des dalles tombales soulevées par le soc de charrue...Joseph TAILLADE joue, enfant, sur les marches de l'escalier intérieur du château, dégagé après les fouilles de 1900 puis comblé.
     Pour ma part j'ai reproduit avec des annotations le plan du village en 1770 clos par des murailles. je classe depuis la Libération bien des documents et des amis me confient écriys ou images pour faire des photocopies.

      Notre histoire locale est très riche et si les recherches se complètent, s'harmonisent, il reste toujours des coins d'ombre qui méritent la réflexion de tous.
     Petit périodique d'études historiques "Gruissan d'Autrefois" peut diffuser, vulgariser et présenter une image plus vivante de notre passé.
     Ami lecteur, c'est un appel que je lance, merci pour votre aide ou votre encouragement.

Léon MILHE (1922 - 2007)


Depuis cet appel, Gruissan d'Autrefois édite tous les mois ce périodique. Cela fait 31 ans.